Jâai conseillĂ© Ă ma cliente de refuser une mission Ă 10 000 âŹ. Et je referais exactement la mĂȘme chose. Pas par provocation. Pas par luxe. Par luciditĂ©. đ Cette mission, câĂ©tait un mandat pour une grosse entreprise. Sur le papier: de lâargent et un client prestigieux La sĂ©curitĂ© dâune belle mission L'envie de dire oui (Ă moins que ce soit la peur de dire non?) En rĂ©alitĂ©: âĄïž Des livrables complexes, beaucoup dâallers-retours, des dĂ©lais trĂšs serrĂ©s. âĄïž Charge de travail forte pour tenir les dĂ©lais et beaucoup de charge mentale âĄïž Un profil sur lequel elle nâa pas de sourcing et pas le besoin de le rĂ©utiliser âĄïž Un client peu clair sur ses attentes âĄïž Une concurrence en interne âĄïž Une rigiditĂ© sur les conditions âĄïž Et un mode relationnel ou elle aurait du prouver en permanence, aucun espace pour crĂ©er de la valeur Ă sa maniĂšre â juste exĂ©cuter đĄ Accepter cette mission, câĂ©tait : -Griller du temps et de lâĂ©nergie pour un client qui ne lui ressemble pas (et sans capitaliser sur le sourcing produit) -Saboter son planning pour des missions plus alignĂ©es (quâon Ă©tait justement en train de cibler) -Envoyer un mauvais signal Ă son rĂ©seau sur ce quâelle accepte ou non Donc oui, on a dit non Ă 10 000 âŹ. Et trois semaines plus tard, elle a signĂ© une mission Ă 9 000 ⏠â 3 fois moins de charge, 100 % alignĂ©e. Parfois, dire non, ici Ă un contrat, câest dire oui Ă autre chose -Ă son positionnement, Ă sa stratĂ©gie, Ă sa vision. Qu'en pensez-vous? comment fait-on la part des choses?